Comment je suis venu à la généalogie ....

 

 

Tout a commencé il y a bien longtemps un soir où je revenais de chez mes grands-parents en voiture avec mes parents. J'avais alors, je pense, 10 ans environ, ce qui situe donc cette brève histoire vers 1982. J'ai demandé à mon père, sans que je puisse me rappeler pourquoi ce soir-là plutôt qu'un autre, comment s'appelaient ses grands-parents. Concentré sur la conduite, Il me répondit en éludant la question tout simplement. Il m'expliqua en effet qu'il ne les avait pas connus et qu'il était donc incapable de m'en parler ; par la façon dont il avait répondu, j'avais compris qu'il était inutile d'insister...

Les années ont passé et l'envie de retrouver mes ancêtres m'a été amenée par des évènements curieux : mon frère avait quitté depuis quelques temps le domicile familial pour aller travailler en région parisienne. Il m'avait alors laissé sa chambre que j'occupais avec bonheur car il y avait de l'espace ! Un week-end d'automne 1988, il revint et en profita pour trier de vieux cartons dans lesquels il avait laissé des affaires. Il y avait notamment de vieux relevés bancaires qu'il aurait dûs encore garder mais il me demanda de brûler tout ce qu'il souhaitait jeter. Ainsi, je me fis une joie de brûler tous ces vieux documents, ce qui me permettait de gagner encore de la place dans ma chambre. Les papiers partirent en fumée une après-midi de novembre 1988. Je regardais quand même les documents que je brûlais : d'une part, il fallait vérifier ce qui partait en fumée et, d'autre part, je voulais voir si un document m'intéresserait (je vous l'accorde, les chances étaient minimes !) et pourtant... Je venais d'ouvrir une nouvelle boîte à chaussures (mon frère avait privilégié ce type de carton pour le stockage...) quand je découvris un petit papier d'environ 15 centimètres sur 10 sur lequel étaient écrits des noms que je connaissais : ALLAIN, GRENTE et d'autres qui m'étaient inconnus. Je me suis alors désintéressé de mon feu et j'ai rejoint mon père qui était quelque part dans l'école (il était instituteur et nous habitions au sein du groupe scolaire) ; je lui ai montré le document, écrit de la main de mon frère (il a une petite écriture qui ne tromperait personne), et calmement il m'a répondu qu'il s'agissait bien de notre famille, de ses grands-parents et arrière-grands-parents probablement (problablement parce qu'il ne les connaissait pas). Le feu, je l'avais oublié, et cela ne m'intéressait plus de m'en occuper : seul, ce document comptait, si riche parce que contenant tant d'informations inconnues, si pauvre parce qu'il en appelait d'autres à rechercher...

Du côté de mon grand-père ALLAIN, étaient indiqués :

- son père Gustave ALLAIN ;

- sa mère Julia VERGY ;

- son grand-père Jacques ALLAIN.

Du côté de ma grand-mère ALLAIN, née GRENTE, étaient indiqués :

- son père Alcime GRENTE ;

- sa mère Angèle TROUSSEL ;

- ses grands-parents maternels Edouard GRENTE

et Victorine LEBLATIER ;

- son arrière-grand-père Jean-Jacques GRENTE.

J'avais compter rapidement : Jean-Jacques GRENTE pouvait être né vers 1830 ! Cette fois, j'étais décidé à en savoir plus et à rechercher mes ancêtres....

Quelques semaines plus tard, à Noël, mes grands-parents sont venus manger avec la soeur de mon grand-père et son mari. Ils sont nés tous les quatre avant la guerre de 14/18 : autant dire que j'avais là une véritable bibliothèque dont il me fallait consulter tous les ouvrages afin de connaître tout sur ma famille paternelle. En fin d'après-midi, je me suis donc lancé et leur ai demandé de me donné des compléments sur la famille ; c'est avec un réel plaisir qu'ils m'ont parlé du passé, m'expliquant que la grand-mère VERGY avait deux soeurs, que le père GRENTE était mort avec une jambe coupée, ...., bref j'en ai plus appris ce soir-là en 2 heures qu'en une vie entière... C'est ma mère qui nous a demandé d'arrêter parce qu'il était l'heure de manger. Il était peut-être l'heure de manger mais, pour moi, il était temps de rechercher mes ancêtres.... Dans les semaines qui suivirent, je me suis rendu dans les cimetières de Percy, La Colombe (communes où sont morts les derniers ancêtres) et j'y ai noté scrupuleusement les inscriptions sur les tombes, précieuses parce qu'elles me permettraient de progresser plus rapidement. Ma grand-mère m'a aussi prêté le livret de famille.

J'ai enfin vécu de grands moments en juillet 1989 quand je suis allé dans la maison que possède mes parents à Percy et dans laquelle il y avait à l'époque des cartons entiers de vieilles photos dont certaines avaient été prises en Californie au début du siècle, à l'époque où la marraine de mon père était partie y vivre... Enfin, le bac en poche et ma soeur en vacances chez mes parents, les conditions étaient enfin réunies pour débuter les recherches sur le terrain en mairie. C'est le 24 juillet 1989 à la mairie de Saint-Jean-des-Baisants, près de Saint-Lô, que tout a commencé avec la recherche de l'acte de naissance de mon arrière-grand-père Gustave ALLAIN. Depuis, je n'ai pas cessé mes recherches, bien au contraire : 15 ans après, j'ai retrouvé en tout plus de 2 000 ancêtres directs sur une vingtaine de générations, y compris en Bretagne pour les ancêtres de ma mère (recherches que j'ai commencées en 1995)...

 

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